J'ai horriblement besoin de vous.
Je le dis clairement, j'ai besoin de votre présence, de votre soutien, j'ai besoin de nos rires et de nos évasions, j'ai acquis de vous une dépendance physique et je ne saurais dire si je pourrais m'en passer. Tous autant que vous êtes, et quelque soit la façon dont on s'est connu. Collège, Mab, Colo, Lycée, soirées, amis d'amis, tant de situations que de facettes à notre amitié.
Et oui, vous êtes mes bouées, chacun à votre façon; oui je tiens à vous peut-être plus qu'à moi même, oui même si mon poids est un peu lourd sur vos épaules et même si parfois je donne l'impression d'en profiter, même si la maigre compensation à vos effort est seulement l'euphorie dans vos yeux, vous êtes les sauveurs de mon humanité, de ma vie qui recommence chaque matin, vous êtes simplement mon éternité, qui repart à zéro chaque jour.
Alors oui, dans 17 mois ce sera peut-être simplement l'aboutissement de notre amitié, et même avec notre quart à l'autre bout du monde et l'autre quart avec son blond, et même si on se tapera sur la gueule pour savoir qui portera ma robe violette samedi soir, qu'on rigolera comme des idiotes pour savoir avec qui t'as fini la nuit (parce que je SAIS que t'as couché avec j.pokora meuf), ce sera juste génial. L'aboutissement, que dis-je, la simple continuité sûrement, et je peux te dire que même si je sais que je râlerai H24, je me promets de profiter de chacun des moments passés dans notre appart' à puteaux, je peux te dire que je serais vraiment honorée de t'offrir ma gueule de pute tous les matins en prenant notre café.
Alors oui, je sais que tu es perdue, et j'aurais tout donné, crois moi, pour que tu n'aies pas à vivre ça, pour qu'aucun de vous n'ait à vivre ça, mais toi plus encore peut-être. Je voudrais t'apaiser avec mes mots, je voudrais qu'on partage nos chagrins en silence, et je suis fière, si fière, de te voir tellement belle et digne, tellement grandie d'un tel traumatisme.
Alors oui, ta mine toujours souriante me met du baume au coeur, ta façon de voir la vie m'impressionne, et même si tu bois du thé, même si parfois je me perds dans ton silence, tu es je crois une pierre précieuse qu'il faut manipuler avec soin, et même si j'ai mis du temps à le comprendre, je ferais en sorte, désormais, de faire attention.
Alors oui, nos journées au lycée sont différentes chaque jour, rythmées de délires et de conneries en tout genre, oui j'adore venir te chercher le matin même si je flippe parce que j'ai toujours peur que tu sois partie sans moi, oui benoit va m'apprendre le skate et bastien je t'en supplie trouve moi un meilleur surnom. Et même si les heures s'égrainent trop doucement, et chaque mois les miennes réduisent, même si j'aurais adoré, je vous assure, passer l'année à vos côtés, "all day long", je crois que la Little L restera longtemps gravée en moi, et pourquoi pas dire toujours ?
Alors oui, tu me manques tellement et j'aimerais tellement te voir plus souvent. J'attendais effectivement que tu reviennes, tu l'as fait et j'en aurais presque chialé. Un jour on y retournera, aux arcs, voir la mer, un jour bientôt on se retrouvera à fumer un bon joint dans ta chambre douillette, à mater grey's anatomy et à boire une gorgée de rhum qui rend la vie plus douce. Et chaque jour qui passe me confirme que plus qu'un meilleur ami, tu es mon frère, tu me protèges presque autant que je veille sur toi, et cette enfance qui nous lie n'est vraiment pas anodine.
Il y en a d'autres, bien d'autres, qui mériteraient leur place ici, mais j'imagine qui si je n'ai pas envie de leur écrire quelques lignes, c'est parce qu'ils savent déjà à quel point ils sont importants pour moi.
Alors oui, ... et même si.
Je vous aime, tous autant que vous êtes, et à presque quatre heures du matin je ressens le besoin de vous le dire, de vous l'écrire. Vous êtes autant de soutien et je ne vous en remercierai peut-être jamais assez, et je ne m'excuserai jamais assez de vous déverser sans modération mes multiples angoisses, projets inavoués et autres psychoses qui n'appartiennent plus qu'à moi, qui glissent sur vous sans que je sache si vous les comprendrez, ce que je sais, c'est que vous les acceptez, que vous m'acceptez, et que même sans le vouloir, vous m'aidez toujours un peu plus, alors pour ça merci.